Les Anecdotes du Pochon

Le baptême du Pochon

Né anonyme il a fallu donner un nom au « resto». Brainstorming dans la cuisine avec quelques convives qui s’attardent après le repas. Arrivent ex æquo : La drosera (plante carnivore ), Le rut à babas (sans commentaires) et... je me réjouis aujourd’hui que l’on aie retenu le troisième : « Le Pochon magique » (cf Astérix La potion magique, les irré(sis)ductibles gaulois etc..)

Le commissaire n’aime pas le munster

Un samedi soir des voleurs passablement éméchés, interpellés par les policiers se voient confisquer leur butin qu’on entrepose au commissariat : la réserve de munsters du Pochon est maintenant en lieu sûr. Le lundi matin, au bord de l’asphyxie le commissaire me supplie au téléphone de venir l’en débarrasser au plus vite. A qui se plaindre ?

Record

1979 Grande grève à Alstom que le Pochon tient à soutenir en offrant 15 repas aux grévistes. Soirée crêpes. A l’époque seule la salle de droite (25 m2) est aménagée . 21h30, la vingtaine de personnes déjà installées voit arriver 50 Alsthom bien éméchés qui arrivent avec des caisses de champagne...tombées du camion ! Comment chacun a finalement mangé, nous ne l’avons jamais vraiment compris... mais à deux avec deux poêles nous avons servi 5 crêpes par personnes soit 375 en tout : comme quoi le champagne fait des étincelles...

Testé pour vous : idée copain, facile et bon marché.

Vous êtes pressés, la cire à bois que vous voulez utiliser est trop froide : mettez la au four quelques minutes, pendant ce temps vaquez à vos occupations, revenez à temps pour assister à l’incendie. Le bouchon plastic du bidon aura fondu, la cire se sera répandue et enflammée. Une épaisse fumée noire envahira les locaux, des flammes d’un mètre jailliront de la gazinière. Faites sortir vos collègues qui,sans rien voir, déjeunent tranquillement dos aux flammes avant le service. Coupez l’arrivée du gaz, appelez les pompiers, décrochez l’extincteur et arrosez abondamment de neige carbonique le gratin de courgettes qui attendait gentiment d’être servi. Accueillez les pompiers et expliquez aux clients qu’il leur faudra attendre quelques minutes pour déguster le plat que vous venez d’improviser à leur intention.

Rumeurs

Un ancien client revient après des années d’absence...

« oui, dit il je ne suis pas revenu depuis le drame... »

« quel drame ? »

« vous n’êtes pas au courant ? celui qui avait monté le Pochon est mort après avoir mangé du fromage de Chèvre... »

« c’est de moi que vous parlez ? »

« ah !.... excusez-moi... je.... »



La maman du pâtissier

Une dame d’un certain âge vient régulièrement acheter un dessert à emporter : Elle trouve nos pâtisseries d’amateurs bricolées en cuisine bien meilleures que celles concoctées par son pâtissier de fils - pourtant réputé- dans ses laboratoires professionnels.

Dominique

Des voisins inquiets et curieux viennent nous prévenir : depuis 2 heures la rue est envahie par les forces de police et la circulation détournée. Savons quelque chose ? Au dernier moment, à la fin de la cérémonie d’inauguration qu’elle honorait de sa ministérielle présence, Dominique Voynet avait décliné l’invitation du préfet et déclaré qu’elle déjeunerait comme chaque fois qu’elle venait à Belfort, au Pochon magique que, lycéenne à Belfort, elle fréquentait naguère. Affolement des services de sécurité et des RG qui en ignoraient jusqu’à l’existence et conséquemment, l’adresse. On finit par trouver le nid d’écologistes qui fut encerclé et sécurisé comme on l’a vu.

Potimarronnier : OGM ? non : naturel

En septembre les clients attablés au jardin s’étonnent des énormes et magnifiques fruits orange perchés dans le saule à plusieurs mètres de hauteur...Des graines avaient germé dans la fosse à compost, les jeunes rameaux étaient montés à l’assaut du grand pleureur , donnant naissance à une demi douzaine de beaux potimarrons ! Magique non ?

Le saule rompt mais ne plie pas

Par une chaude soirée de juin, un club sportif célèbre la fin de la saison dans le jardin. Soudain de grosses gouttes s’écrasent mollement sur les tables. Les convives se réfugient à l’intérieur : un coup de tonnerre secoue la maison salué par des vivats qui meurent quand les conversations reprennent. La fête continue. Le lendemain je découvre qu’une branche maîtresse du saule, énorme serpent noir et rugueux, s’est abattue sur les tables occupées quelques minutes auparavant en brisant quelques chaises. Chanceux non ?

Un capital bien sympathique

La petite maison de la rue de Brasse suscite bien des convoitises immobilières or sans elle la survie du Pochon semble bien compromise. Que faire ? Une société civile immobilière coopérative est rapidement constituée avec une dizaine de proches et un appel à l’achat de part de capital (50€ la part) est lancé auprès des adhérents de La Conviviale, de l’ ABPN et des sympathisants. Un journal local fait écho à cette initiative, les autres suivent, radios, télés...la campagne de presse s’emballe d’elle-même et Poivre d’ Arvor nous présente à l’un de ses 20h. Un thermomètre géant est exposé à l’entrée du resto qui permet de visualiser l’avancée de la souscription, relayé chaque matin par une note en première page d’un quotidien local. Deux mois après le lancement nous fêtons en musique le bouclage de la souscription : les 60000€ nécessaires sont réunis et en septembre devant un notaire l’affaire est conclue. La SCI coopérative « La petite maison de Brasse » est propriétaire de l’immeuble au 18 de la rue du même nom : deux personnes volontaires la gèrent bénévolement, son usage est, conformément aux statuts, réservé prioritairement aux activités associatives : La Conviviale, l’ABPN, La Ligue des droits de l’homme belfortaine, Mobilibre y font leur nid.


Sur l'air de : "Le temps du plastique" de Léo Ferré



Si l’on mettait le Pochon Magique en musique, zique, zique

On perdrait pas son temps, de temps en temps

Tout en mangeant du chou et des ragoûts.



Car le Pochon Magique

C’est bien plus fantastique,tique, tique

On y mange des légumes

Et des agrumes, à grimper, à grimper au plafonnier.


Si l’on avait l’talent de Jean Mi en cuisine, zine, zine

On perdrait des kilos, en trop, en trop

Tout en se régalant tout l’temps, tout l’temps



On pourrait s’empiffrer-er

D’fondant au chocolat,hop là, hop là, hop là,

De toutes les charlottes, et hop et hop

Sans culpabiliser, ça s’rait le pied



Car au Pochon Magique,

C’est du vrai biologique, hic, hic

Et c’est si sympathique, thique,thique

On y est comme chez soi,voilà, voilà.
Paroles de Martine composées pour les 30 ans du Pochon et interpétées par The Zanino's